Sharks – Nancy: les réactions

Retrouvez les réactions des coachs et acteurs de cette trentième journée de Championnat de France Pro A  en conférence de presse d’après-match entre les Antibes Sharks Côte d’Azur et le SLUC Nancy (86-77).

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Max Kouguere, ailier des Sharks: « On tenait absolument à gagner ce match, surtout avec une belle manière. On ne voulait pas laisser l’adversaire venir nous titiller et jouer avec le feu. Le début de match a été assez dur parce que Nancy voulait également arracher la victoire, c’est un match qui comptait énormément pour nos fins de saisons respectives et l’avenir de nos clubs en Pro A. On a su faire ce que le coach nous a demandé, cela est passé par plus d’agressivité et attaque et en défense. En première mi-temps on les a trop laissé shooter, mais en deuxième mi-temps on a su appliquer une bonne défense pour les faire sortir de leur jeu. 

Quand on est rentrés aux vestiaires à la mi-temps, on s’est dit qu’il fallait passer en début de deuxième mi-temps à +10 pour couper leurs espoirs. Ce n’est que la deuxième fois qu’on enchaîne deux victoires de suite à domicile, ca fait du bien de donner des victoires à notre public qui nous a soutenu toute la saison malgré les défaites et les mauvaises périodes qu’on a eu.

Maintenant, on va prendre les matchs un par un. On va essayer de gagner le maximum de matchs possibles pour ne pas faire de calculs et ne pas regarder à chaque fois les résultats des autres équipes. »

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Julien Espinosa, entraîneur des Sharks: « En termes d’engagement et d’énergie fournie sur le match, chaque joueur qui est entré sur le terrain a eu un rôle et un impact. Ensuite, on peut faire un analyse un peu plus nuancée en disant que ce sont surtout les joueurs du cinq de départ qui ont été présents au scoring. Mais c’est bien aussi d’avoir des cadres qui prennent leurs responsabilités le moment venu. On n’oublie pas non plus de toujours donner l’opportunité à d’autres de participer à la marque quand cela se présente.

Au retour des vestiaires on a juste amélioré deux petits détails en défense qui devaient nous permettre de faire les stops défensifs. Par contre, par rapport à la première mi-temps, on a eu davantage de course. C’est ça qui a converti notre application défensive en avantage au scoring. On a plus couru qu’en première mi-temps, en tout cas de façon plus constante. On fait la bascule là-dessus: on ajuste la défense et on court à chaque action en mettant de l’intensité dès que possible.

Quand Nancy revient à quatre points en milieu de quatrième quart-temps, on est inquiets parce qu’on voit qu’à ce moment là on a du mal à trouver les solutions. On était à court de rythme car Nancy joue particulièrement bien le coup en passant en zone 1-3-1, qu’on ne voit pas très souvent en Pro A, et qu’on avait pas spécialement préparé. On a balbutié notre basket et ça nous coupe de notre rythme et de notre momentum qu’on avait jusque là. De ce point de vue là ça a été réussi par Nancy. Nous avons je pense réussi à nous y remettre en restant sereins et en restant lucides sur la nécessité de redéfendre fort puis de relancer fort pour fabriquer du rythme par nous même. Nous n’avons pas paniqué et je pense que c’est une des clés de notre victoire de ce soir.

Cette victoire est une récompense pour les joueurs et ça nous fait plaisir de partager ça avec le public. On avait gagné quelques matchs capitaux à l’extérieur et là c’était important de le faire devant notre public sur cette fin de saison. Ils nous voient faire des efforts et nous accrocher mais ils ne nous voyaient pas gagner. Là, ils nous voient faire les mêmes efforts et concrétiser ces efforts par deux victoires de suite ça fait plaisir pour le club et pour les gens qui viennent nous soutenir depuis le début de l’année.

On prend une belle option pour le maintien, en revanche je pense que l’écueil dans lequel il ne faut pas tomber c’est de se relâcher en se disant que ça y est, c’est fait. Non, ce n’est pas fait et j’ai mis en alerte mes joueurs là-dessus parce qu’étant donné que ce n’est pas fait, si on se relâche et qu’à un moment donné la pression remonte on risque de ne pas être prêts à y faire face. Restons vigilants et sous pression pour pouvoir envisager tous les scenarii qui pourront se présenter à nous.»

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Elton Brown, intérieur de Nancy: « A chaque fois que vous perdez un match, vous vous sentez mal. On était dans le match, mais quelques possessions manquées côté défense ont permis à Antibes de faire l’écart. Ca fait mal, car c’était un match que l’on aurait pu gagner facilement.

Nous avons mal exécuté nos systèmes de jeu, ce qui donne l’impression qu’Antibes a joué dur. On a commencé à scorer à la fin mais il ne nous restait pas assez de temps pour revenir et passer devant. En défense, ils ont eu beaucoup de paniers faciles dans la raquette. Il nous reste quatre matchs, on doit y croire, je suis sur qu’aucun joueur et aucune personne du staff de chez nous n’abandonnera. On va jouer ces quatre derniers matchs à fond.

On a eu plusieurs fois l’occasion de passer devant mais nous avons perdu beaucoup trop de ballons. On ne peut pas gagner de match avec 16 balles perdues dans un match pro, peu importe qui vous êtes. On sera de retour à l’entraînement demain et on va se concentrer tout de suite sur notre gros match de ce weekend face à Pau-Lacq-Orthez. Ces derniers matchs vont être durs, mais on s’est mis nous même dans cette situation donc on doit s’en sortir par nous mêmes. Je ne crois pas aux miracles, je crois aux faits. Si on joue dur sur ces derniers matchs, qui sait ce qui peut arriver ? On doit croire en nous-mêmes et le faire, en prenant les matchs les uns après les autres.»

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Gregor Beugnot, entraîneur de Nancy: « C’est incroyable de ne pas avoir conscience de ce qu’on doit faire et de ce que l’on doit continuer de faire. On part à chaque fois dans des travers, on ne peut pas être inconstants comme ça à chaque fois. On est dans la souffrance dans la densité physique, même si Elton Brown fait un très bon match à l’intérieur. Je trouve que l’on compense trop à certains postes, et à partir de ce moment là il faut avoir une meilleure qualité offensive pour pouvoir jouer sur des situations simples. Dès qu’on commence à arrêter de jouer, la défense d’Antibes prend le dessus et systématiquement on a eu des échecs offensifs. Il y a trop de joueurs qui ne se sont pas assez livrés. On peut être perturbés ou maladroits mais il faut avoir de l’investissement pour compenser. Quand on a des gamins comme Jonathan Jeanne qui ne réfléchit pas et qui joue les situations qu’il doit jouer, ça nous fait du bien. Le basket ce n’est pas si compliqué que ça.

Demond Mallet s’est fait une déchirure du mollet tout de suite quand il rentre sur le terrain, donc il a joué sur une jambe. On a donc demandé à Brion Rush de prendre plus de responsabilités dans les situations de pick and roll. Mais les équipes adverses ne sont pas folles, ça fait plusieurs matchs où ils défendent le plomb sur Brion Rush, et il arrive malgré les balles perdues à nous apporter quand même. On a tout de même des absences criardes sur certains postes et on est pas aidés de ce côté là. Avec un quantitatif limité, on est obligés d’avoir de la qualité un peu partout.

On est maintenant dans l’obligation de gagner les deux matchs restants à domicile, Le Mans et Hyères-Toulon et de faire des exploits à l’extérieur. Si on perd un match chez nous c’est fini, c’est bien évident. Tout le monde nous voit redescendre depuis un moment, donc jouons au basket c’est tout ! J’espère que maintenant on va lâcher les chevaux parce qu’il faut qu’on aille gagner à Pau-Lacq-Orthez ou a Monaco et confirmer les deux chez nous. Mais tant que mathématiquement ce n’est pas fait, je ne vous dirai pas que l’on est en Pro B.

Si on était dans des conditions d’agressivité de la part des gens, de pression négative de la part du président ou des dirigeants, je pourrai comprendre que certains joueurs aient un peu peur. Mais les gens à Nancy sont derrière nous, ils nous aident, quand l’équipe se bat les gens nous félicitent,… »

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