Retro: Finale 1991, Antibes détrône Limoges

A l’occasion de la réception du Limoges CSP ce samedi 5 décembre à 20h30 à l’Azurarena, Sharks TV vous propose de revenir sur un match historique qui a marqué l’histoire du basket antibois: la Finale Pro A face au Limoges CSP de 1991 ! Vingt et un ans après avoir remporté un premier titre, Antibes remporte son deuxième sacre en s’imposant à Salusse Santoni lors de la belle de la Finale en triomphant (88-76) des basketteurs limougeauds. Retour en images:

 

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L’Olympique d’Antibes aura attendu vingt et un ans. Pas toujours avec patience et souvent avec des erreurs. Mais, ce mardi 14 mai 1991, tout est effacé puisque Antibes a remporté la belle (88-76) pour devenir champion de France.

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Limoges n’aura donc pas réussi à conquérir le septième titre de son histoire, le quatrième de suite, et, la saison 1991-1992, la France sera représentée par Antibes en championnat d’Europe. Cette magnifique « belle » de la Finale du Championnat de France Pro A a tenu toutes ses promesses, et comme Antibes avait terminé la première partie de la saison, la logique a été respectée.

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Il a fallu que les Antibois aillent jusqu’au bout de leurs forces pour faire entendre raison à ces diables de Limougeauds. Un CSP Limoges qui aura eu la scoumoune toute l’année, puisque Dacoury se faisait mal dès la sixième minute pour ne plus pouvoir rendre vraiment service à une équipe qui résista longtemps, sans jamais rendre les armes. Mais en devant accepter la supériorité des Antibois qui avaient, peut-être, un peu plus faim que les Limougeauds et qui s’étaient jetés avec une formidable détermination dans la bagarre.

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Dès la cinquième minute, Antibes abandonne sa défense individuelle pour une zone qui lui avait permis, en grande partie, de gagner le match retour samedi 11 mai à Limoges. Et si le CSP mène 19-14 à la 8ème minute, alors que Butter faisait sa grande rentrée à la place d’Ostrowski, cette défense permet finalement à Antibes de revenir. L’Olympique d’Antibes, bien aidé par … les pivots limougeauds, incapables de marquer le moindre point (Brooks et Ostrowski cumulent en ce début de match 0/8 aux tirs).

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Comme Dacoury, à la suite d’un choc à la cuisse avait quitté peu avant le terrain en boîtant, Limoges ne pouvait empêcher Antibes de passer en tête à la 12ème minute (27-26), pour mener 31-28 lorsque Ostrowski inscrivait le premier panier des pivots du CSP suivi par le premier lancer franc réussi par Brooks quelques secondes plus tard.

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Cette carence offensive des grands, Limoges la compense par une assez formidable défense qu’il s’agisse d’une individuelle ou d’une zone. Grâce à elle, les tenants du titre empêchaient Antibes de s’échapper réellement, l’écart de trois points à la mi-temps étant au final assez insignifiant.

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Le problème pour Limoges, est qu’Antibes réussissait les deux premiers paniers de la seconde période, et prenait rapidement sept points d’avance. Bien sûr, avec deux ou trois coups de reins sous les paniers, les Limougeauds se rapprochaient un petit peu pendant quelques secondes (49-47).

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Seulement, la domination des Antibois était alors totale dans à peu près tous les compartiments du jeu. Comme ils étaient aussi plus combattifs, il était logique qu’à la 29ème minute, Antibes se retrouve avec dix points d’avance (62-52) … mais également avec un Robert Smith à quatre fautes personnelles, ce qui obligeait Jacques Monclar à le rappeler sur le banc. Et comme les supporters azuréens connaissaient comme tout monde l’énorme importance du meneur Américain dans le jeu de leur équipe, un frisson glacial coula entre leurs épaules …

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Conséquence ou non, trois minutes plus tard, Limoges était revenu à six longueurs (66-60) et il ne restait plus à Monclar qu’à rappeler en jeu son meneur de poche, en espérant que Robert Smith ne commettrait pas la faute fatale. Conséquence ou non, Antibes repartait de plus belle pour creuser définitivement l’écart (70-60) à la 34ème minute.

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Les deux équipes sont physiquement à l’agonie, et si Limoges, mené de onze points, réduisait un peu l’écart, la victoire avait choisi son camp. Il ne pouvait plus y avoir de renversement. Avec un Robert Smith impérial qui dirigeait la manoeuvre comme à la parade, Antibes s’imposait 88-76 pour remporter le titre de champion de France. La fête pouvait alors commencer …

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