Nikola Antić: « tout faire pour aller chercher le maintien »

Retrouvez l’interview du coach des Sharks Nikola Antić parue hier dans le magazine Soir de Match ci dessous:

 

Nikola, quelles ont été tes premières impressions en arrivant ici à Antibes ?

« Je n’ai pas encore vraiment eu le temps de découvrir la ville, je me suis plus concentré sur le basket pour le moment ! Mais je connais déjà la ville depuis 10-15 ans, j’y suis déjà venu avec mes anciennes équipes en déplacement.

Le club est bien structuré, c’est une vraie organisation de Jeep ELITE. »

 

Avant de devenir entraîneur, tu as longtemps écumé les parquets d’Europe en tant que joueur…

« En tant que joueur, j’ai joué 15 ans en première division d’ex-Yougoslavie. J’ai d’abord joué 13 ans à Budućnost Podgorica, c’est un club qui joue actuellement en Euroligue, puis 2 ans à Vojvodina Novi Sad où j’ai été coaché par l’un des plus grands coachs d’ex-Yougoslavie, Dušan Ivković. Quand j’étais jeune je jouais intérieur et lorsque je suis arrivé à Podgorica je suis devenu meneur de jeu. C’était assez visionnaire de la part de mes coachs car j’étais un meneur de grande taille et à l’époque c’était quelque chose de très rare.

Ensuite je suis parti jouer un an en Autriche pour rejoindre ma femme qui jouait dans un grand club autrichien de handball, puis j’ai découvert la France où j’ai joué à Bondy pendant 7 ans. Au final j’ai eu peu de changements dans ma carrière puisqu’en 25 ans je n’ai joué que dans 4 clubs différents ! »

 

 

Après cette belle carrière en tant que joueur tu es ensuite devenu assistant coach…

« J’ai d’abord commencé en tant qu’assistant coach à Podgorica où j’ai passé mon premier degré de diplôme d’entraîneur. C’était une belle expérience puisque dès ma première saison en tant qu’assistant j’ai eu la chance d’évoluer en Euroligue. Le club a ensuite limogé l’entraîneur pour lequel j’étais assistant et comme je suis quelqu’un de fidèle je l’ai suivi en Belgique au Spirou Charleroi. C’était une bonne opportunité pour moi car j’étais assez proche de Paris et ça me permettait de passer mon deuxième degré de diplôme d’entraîneur. »

 

Et en 2006 tu es devenu entraîneur principal pour la première fois de ta carrière.

« Une fois mon deuxième degré en poche, j’ai cherché un poste d’entraîneur principal. Comme la plupart des clubs cherchent des coachs expérimentés c’est très difficile de trouver un premier poste d’entraîneur, mais je me suis engagé avec Charleville-Mézières qui était à l’époque en Nationale 1. Lors de ma première saison, après 10 mois de bataille en championnat nous ne sommes finalement pas montés à cause du point average. Au match aller nous avions gagné de 12 points face au Portel et au match retour on perd de 13 points à deux secondes de la fin du match… Lors de ma deuxième année on termine deuxième du championnat et le club remonte en Pro B. Ensuite, j’ai encore coaché deux ans Charleville en Pro B. Dès la première saison nous avons atteint les Playoffs de Pro B. Je suis très fier de ce que nous avons fait car ça a été une belle progression pour le club.

Au même moment les clubs de Châlons-en-Champagne et Reims ont fusionné et ils ont vu ce qu’avec peu de moyens nous avions réussi à faire à Charleville et ils m’ont engagé en 2010. J’ai été le premier coach de cette union, le CCRB, et au début ça a été difficile. Il y avait environ 45 kilomètres entre les deux villes et tout était coupé en deux : cinq joueurs habitaient à Châlons, cinq joueurs habitaient à Reims, il y avait un entraînement à Châlons, puis un à Reims, on jouait un match à Châlons, un match à Reims… Heureusement pour eux ce n’est plus le cas aujourd’hui. Au fil des années on était de mieux en mieux et en 2013 nous sommes allés jusqu’en Finale où nous avons perdu contre Antibes. Je le regrette bien sur personnellement en tant que coach mais avec le recul je me rends compte que l’on n’était pas prêts à monter en Pro A. L’année suivante on arrive en demi-finale et ensuite nous sommes montés en Pro A via les wild cards (sur dossier). Lors de ma première année en Pro A on termine 10ème à une victoire des Playoffs. Puis j’ai encore coaché deux ans le CCRB jusqu’en 2017. »

 

 

Quelles ont été et quelles vont être tes priorités sur ces premières semaines ?

« La priorité est simple : c’est de faire tout ce qui est en notre pouvoir, moi en tant que coach et les joueurs sur le terrain, pour aller chercher le maintien en Jeep ELITE au bout de ces deux mois de championnat. »

 

Quelles sont les premiers mots que tu as échangé avec les joueurs ?

« Je leur ai dit qu’il fallait qu’ils croient au travail. Je pense qu’ils peuvent reprendre confiance, car cette équipe manque cruellement de confiance pour le moment. A cause de ce manque de confiance, cette équipe a beaucoup de mal à gérer ses passages à vide. Toutes les équipes ont des passages à vide, mais une bonne équipe à des passages à vide très courts, et il faut que l’on arrive à réduire cela. On manque aussi de dureté. On ne peut pas gagner de match en première division, surtout en France, sans avoir de confiance et de dureté. »

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