Marc Berjoan: « Avec Julien, nos différences sont complémentaires »

Retrouvez l’interview de Marc Berjoan, l’assistant-coach des Sharks, parue dans le magazine Soir de Match ci dessous:

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Marc, quels ont été tes différents postes tout au long de ta carrière ?

J’ai commencé par entraîner des équipes jeunes : minimes et cadets France puis Espoirs. J’ai ensuite été responsable du centre de formation de Bourg-en-Bresse avant de devenir assistant coach. Je suis ensuite parti pour coacher l’équipe de Montbrison, en Nationale 1. Puis j’ai été entraîneur du Pôle Espoir de la Ligue du Lyonnais avant d’arriver ici à Antibes comme assistant coach de Julien.

En tout j’ai passé 16 ans de ma vie à travailler sur des terrains de basket ! Je n’ai pas eu d’autres professions. Ma formation universitaire n’a pourtant rien à voir. J’ai une maîtrise de biotechnologie et mes copains de fac travaillent tous dans l’industrie agroalimentaire ! Moi j’ai choisi la voie sportive et j’en suis très content.

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Quelles sont les difficultés quotidiennes de ton rôle d’assistant ?

La principale difficulté est de devancer les attentes du coach pour être efficace et pour être complémentaire avec lui vis-à-vis du groupe. Nos rôles sont très différents mais très complémentaires. Il faut anticiper toutes les situations pour qu’elles ne deviennent pas des problèmes.

Au niveau du terrain, j’essaie d’avoir un regard différent, avec plus de recul. Je dois être un soutien pour le coach, qui doit lui-même penser à beaucoup de choses. En fait, je dois penser à tous les petits détails qui vont nous permette à tous les deux de ne rien oublier !

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Quel est ton rôle les soirs de match ?

D’abord, quand on arrive à l’Azurarena, Julien et moi nous discutons dans les vestiaires du briefing d’avant-match. On redéfinit une dernière fois les grands points à rappeler aux joueurs. Ensuite, je coordonne l’échauffement.

Pendant le match, je dois redonner aux joueurs des informations sur nos adversaires directs et je dois vérifier que l’équipe adverse joue bien comme on l’avait analysé sur les vidéos. Julien me consulte aussi sur les choix et les orientations à donner à notre équipe et me demande comment je perçois le match.

À la mi-temps, on échange nos impressions sur le degré d’efficacité des joueurs et on modifie certaines stratégies si c’est nécessaire.

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Comment vous complétez-vous avec Julien ?

On s’entend très bien. On a énormément de différences mais on a un point commun c’est que l’on se respecte mutuellement. Nos différences de caractère deviennent très complémentaires alors que nous avons des modes de fonctionnement très différents. Julien pourrait être un feu et moi un cours d’eau !

On est très à l’écoute l’un de l’autre, on ne pense jamais avoir raison. On a de vraies discussions où chacun présente ses arguments. On n’est pas toujours d’accord, et même si c’est lui qui tranche en dernier, on aura bien débattu du problème avant.

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Peux-tu nous faire un bilan de milieu de saison ?

Le bilan à la mi-saison est assez positif mais, comme l’appétit vient en mangeant, et bien on a faim !

La deuxième partie de saison va être difficile. L’Azurarena va recevoir beaucoup de grosses écuries mais malgré ça et avec votre soutien, j’espère que cette deuxième partie de saison nous procurera beaucoup de plaisir à tous.

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Un petit mot sur chaque joueur :

Fred Bourdillon « la précision » : c’est un détonateur qui peut s’enflammer à chaque instant. Il s’adapte petit à petit à l’intensité de la Pro A. C’est un coéquipier qui travaille sans relâche.

Boris Dallo « la fougue » : après des débuts irréguliers, Boris est en train de franchir un cap dans l’approche du métier, les résultats devraient arriver dans cette deuxième partie de saison.

Will Solomon « la compète » : un gros QI Basket et un compétiteur hors pair, Will est une formidable machine de guerre quand il s’agit de gagner ! Son expérience est indispensable.

Bernard King « la vista » : malgré un début de saison chaotique et parsemé de blessures, Bernard nous apporte une vision et une qualité de passes essentielles.

Mam Diarra « le contrôle » : Mam apporte de la sérénité dans une équipe qui en a grandement besoin.

Paul Carter « la créativité » : à l’inverse de Mam, plus les choses sont imprévues, plus Paul exprime tout son talent. Avec lui, mieux vaut anticiper l’imprévisible !

Tim Blue « le volcan » : sous ses airs placides se cache un bouillonnement intense. Une valeur sûre sur qui l’on peut s’appuyer voire parfois se reposer.

Baba Soma Samake « le roc » : la solidarité à l’état pur. Baba travaille beaucoup et nous permet d’avoir toujours beaucoup d’intensité à l’entraînement.

Akil Mitchell « la puissance » : après un temps d’adaptation et de compréhension nécessaire, Akil a franchi un cap et tourne actuellement à plein régime. Une aubaine et un juste retour des choses pour cette boule d’énergie.

Moustapha Fall « l’intelligence » : j’ai rarement eu l’occasion de voir un joueur se connaissant aussi bien et travaillant en fonction de ses qualités et de ses défauts. Son début de saison est à la hauteur du travail fourni et ce n’est qu’un début !

Victor Samnick « la force tranquille » : une grosse expérience et un joueur qui consolide notre secteur intérieur durement touché en fin d’année.

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