Jérôme Alonzo: « Je souhaite faire grandir le club »

Retrouvez l’interview de Jérôme Alonzo, Ambassadeur des Sharks, parue dans le magazine Soir de Match ci dessous:

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Jérôme, rappelle-nous ton parcours sportif ?

« J’ai été formé à l’OGC Nice et j’y suis resté sept ans. J’ai ensuite joué à l’Olympique de Marseille, à Saint-Étienne et au PSG pendant sept ans. J’ai fini ma carrière professionnelle à Nantes en 2010. Le plus important pour moi, c’était de durer et de laisser une trace en tant que sportif de haut niveau. J’ai réussi à avoir une très belle carrière, même si je n’ai pas été sélectionné en Equipe de France. »

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Raconte-nous tes débuts au Football Club dʼAntibes (FCA) ?

« Tout a commencé au Football Club d’Antibes ! J’habitais à La Fontonne mais mon père connaissait un éducateur sportif du FCA. Je suis allé faire un match d’essai et j’ai marqué trois buts ! J’ai alors signé ma première licence à neuf ans en tant qu’avant centre. Depuis je me souviens de chaque moment passé dans ce club, je me souviens de chaque nom, de chaque visage et ma mère a gardé toutes mes coupes.

La plupart de mes coéquipiers de l’époque sont encore sur Antibes et je voudrais, par cet article, les remercier. Je leur dois beaucoup. Ils m’ont donné le goût de la compétition, l’esprit d’équipe et l’entraide. J’ai des souvenirs plein la tête de tous ces tournois et surtout du nôtre et de celui de notre équipe concurrente sur Antibes: le tournoi de la Fontonne, c’était la guerre et j’ai ressenti des émotions indescriptibles ! »

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Quel est ton meilleur souvenir professionnel ?

« C’est mon premier match en pro. C’était Nice / Nancy en avril 1993. J’ai ensuite joué environ 300 matchs mais celui-là, c’est mon meilleur souvenir. C’était un samedi après-midi, le stade était plein et j’ai réalisé mon rêve en rentrant sur le terrain. Ce n’était pas une fierté personnelle. J’ai joué ce match pour tous les copains du FCA et ma famille. On était en train de toucher le but. J’avais l’impression de jouer avec une partie de tous les copains en moi qui me poussaient. Je me souviens très bien de toutes les émotions que j’ai pu ressentir à ce moment là et c’était pour eux ! »

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Quʼapprécies-tu dans notre sport ?

« À l’inverse du foot, au basket, toutes les 24 secondes, il se passe quelque chose. Il n’y a pas de temps morts. »

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Et dans les soirées à lʼAzurarena ?

« J’apprécie énormément la présentation des joueurs. Je suis toujours dans ma loge à ce moment-là et j’attends cela avec impatience. Les lumières s’éteignent et les joueurs arrivent et sont présentés. C’est mon kiff depuis que je suis gamin ! Amenez tous vos amis voir ça de 5 ans à 95 ans. La salle est belle, il fait chaud, l’ambiance est conviviale et le match est un vrai spectacle. »

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Tu es lʼambassadeur des Sharks. Comment es-tu arrivé au basket ?

« Je venais au basket avec ma bande de copains footeux du FCA. Le papa de Jean-Marc Missana m’a proposé de venir voir un match. Il travaillait dans une entreprise partenaire de l’Olympique d’Antibes. J’avais 13 ans, c’était la saison 1985/1986. J’ai toujours suivi les résultats, j’étais en relation avec les joueurs car, depuis le collège, je jouais au basket en UNSS contre Yann Bonato, Laurent Foirest, etc. J’ai eu autant de copains dans le basket que dans le foot. J’ai aussi fait mon service militaire avec Arsène Ade Mensah et nous étions très potes.

En ce qui concerne les Sharks et l’Azurarena, je continuais de venir voir les matchs, invité par des connaissances, et Frédéric Jouve m’a proposé de devenir officiellement l’ambassadeur des Sharks, bien évidemment à titre bénévole. Je ne souhaite être impliqué qu’humainement avec les Sharks car le basket à Antibes est une histoire d’amour qui dure depuis mes treize ans et c’est par plaisir et par amitié. J’arrive tôt les soirs de matchs et je discute avec beaucoup de monde. Mon rôle d’ambassadeur est finalement de faire connaître le club dans la France entière. Faire grandir le club via les médias et les partenaires. »

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Comment vois-tu le club dans un futur proche ? Et lointain ?

« J’imagine le club en Pro A avec un maintien. L’arrivée de Jerel est un cadeau ! Pour la saison prochaine et en fonction du budget, ce serait bien de garder l’ossature américaine: Blassingame, Blue, Otule et Simmons. Tre Simmons, malgré ses blessures reste très fort et tous les coachs de Pro A le voulaient. Ensuite, ce serait bien d’avoir Max qui a fait une saison fantastique et Fred le chouchou du public. Avec deux ou trois bonnes recrues, j’imagine une saison 2017/2018 plus sereine.

Le club est bien structuré avec un staff qui travaille dur au quotidien: les coachs, le président et les employés dans les bureaux. Je suis très optimiste. La saison prochaine, on devrait encore franchir un palier. »

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Quel est ton basketteur préféré et pourquoi ?

« C’est Hervé Dubuisson. Il a fait basculer le basket français dans le côté « star », il l’a rendu noble. C’est le précurseur. Il a ouvert des portes aux autres joueurs français qui ont été plus reconnus. Il y en a de très bons et il faut leur rendre hommage. »

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Les supporters te connaissent tous et ils sont toujours très fiers de te voir. Une anecdote ?

« L’anecdote qui reste la plus rigolote, c’est que tous les vendredis, les gens que je rencontre me demandent si je viens ici depuis peu, depuis la nouvelle salle. Alors je dois leur raconter à chaque fois qu’il y a trente ans, je venais déjà supporter Antibes ! »

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Parle-nous un peu de ta reconversion.

« Je suis consultant foot pour France Télévisions pour les matchs de Coupe de France et de Coupe de la Ligue. Je réalise aussi des reportages pour Stade 2. J’apporte modestement mon expertise et cela depuis dept ans. Ça me laisse le temps pour rester dans le Sud, jouer au golf… J’ai une richesse, c’est de mener la vie que je veux. Je suis très heureux et épanoui, j’aime ma vie ici à Antibes. »

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Un dernier mot ?

« Go Sharks ! »

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